Ei/Aïe à la School Gallery Paris

par Ghyslain Bertholon  -  21 Mai 2009, 13:19

White Else ?

Exposition collective à la School Gallery Paris
81 rue du Temple Paris 3ème


Joakim Eneroth (Photographe / Suède),
Nicholas Hughes (Photographe / Royaume Uni),
Tan Kadam (Photographe / Allemagne-Turquie),
Naji Kamouche (Plasticien / Algérie-France),
Benoit Lemercier (Plasticien / France),
Marie Orensanz (Plasticienne / Argentine)

Artistes invités :

Eleonora Aguiari (Plasticienne / Italie),
Emilie Benoist (Plasticienne / France),
Christine Crozat (Plasticienne / France),
Maryline Pomian (Plasticienne / France)
Ghyslain Bertholon (Plasticien/France)


Carte blanche donnée aux artistes de la galerie et à 5 invités, pour convier le spectateur à une ode à la non couleur, couleur ultime, objet de toutes les fascinations et chargées de toutes les symboliques. Le blanc, rien que le blanc, auxquels de très nombreux artistes ont depuis toujours dédiés des oeuvres majeures : « carré blanc sur fond blanc » de Malévitch, « aliments blancs » de Robert Malaval, toiles blanches de la série « détail » de Roman Opalka, sculptures blanches de Sol Lewitt, ou Kandinski notant dans son livre « du spirituel dans l’art » : « le blanc agit sur notre âme comme le silence absolu ».

Les 10 artistes de ce group show, chacun à sa manière, s’approprient ce concept du « White else ? », où la présence absence confine à l’étrangeté, aux confins des territoires oniriques, se font illusions introspectives, opposent pleins et vides, se muent en déliés formels ou enchevêtrements de matières …

Visages spectraux avec les portraits blanc sur blanc du photographe Tan Kadam qui toisent les vanités au graphite de Christine Crozat. Plus loin les paysages photographiques immaculés du Britannique Nicholas Hughes répondent à ceux du suédois Joakim Eneroth. La légèreté des volutes d’air en papier à cigarette de Maryline Pomian jouxtent les « supercordes » en acier de Benoit Lemercier. Silence éloquent d’une installation de Naji Kamouche, en contrepoint de celle d’Eleonora Aguiari, qui immortalise « sa chambre aux clous ». Toiles sur toiles immaculées, enfin avec Marie Orensanz qui dialoguent avec une installation de réservoirs de liquide en plâtre de la plasticienne Emilie Benoist. Invité surprise, Ghyslain Bertholon m’a confié son installation ei/aïe, sac de frappe-"doudou pour grand", tendre évocation de la paternité d’un artiste dont les questionnements multiples sont en perpétuelle résonance avec les sentiments parfois contradictoires de tout être, oeuvre humaniste d’un jeune artiste stéphanois récemment rencontré. Une exposition qui détonne face à la surenchère d’images et aux chaos matiéristes qui prévalent aujourd’hui dans les créations contemporaines. Place au zen spirit …

Ei/Aïe
Sublimation sur satin, ouate et acier / Ghyslain Bertholon 2003

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