Jeudi 28 août 2008
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(...) La série des Trochés de Ghyslain Bertholon joue formellement sur les codes du divertissement et du décoratif.
Ludiques, ces œuvres sont pourtant juste assez décalées pour laisser planer un malaise. Les animaux ainsi domestiqués gardent une inaccessibilité sauvage et rendent compte d’une
réalité hallucinée. Si l’ironie mordante est une des clés de lecture de ce travail, son apparence sereine et tranquille renforce notre déstabilisation. Cette esthétique du
« décalage » donne à voir le réel dans ses travers et ses détournements symboliques. Dans les Trochés, l’animal en fuite dont on aperçoit plus que le derrière bute contre
la clôture murale qui le ramène inexorablement à sa condition d’esclave. C’est pourtant un animal « acteur » que l’obstacle architectural fige, la mort étant ici le lieu d’une
narration fantastique où la traversée de l’autre côté reste possible.(...)
Extrait d'un texte de Elisa Rigoulet - 2008
Troché (présenté de face), vache /
G. Bertholon 2008
Par Ghyslain Bertholon
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Publié dans : textes sur Ghyslain Bertholon
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