Lundi 27 avril 2009
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14:00
Voilà l'image de dimanche.
Nouveau face à face avec un film de première importance (enfin pour moi !) : The Third men de Carol
Reed (1949).
L'intrigue est magistralement menée par Reed. Certains plans mettent en scène des jeux d'ombres et de lumière à la
façon du cinéma expressionnsite allemand de l'après première guerre mondiale. Il est possible d'y voir une parabole avec le sujet du film puisque le scénario s'appuie sur l'ambiguité des êtres,
leur personnalité lumineuse et leur part obscure.
A noter également, les plans boulversants de Vienne en ruine et la scène haletante où Harry Lime (alias Orsen Welles) cherche à fuir la police militaire dans les égoûts de la ville.
Petit rappel de l'histoire de ce petit bijou du 7ème art :
Holly Martins, écrivain américain sans envergure, arrive à Vienne ; nous sommes en 1949 et la ville, dévastée par les bombardements, est divisée en zones d'occupations Alliers. Martins doit
rejoindre un ami de longue date, un certain Harry Lime, qui lui a proposé un travail dans la Capitale Autrichienne.
A peine descendu d'avion, il apprend la mort de son ami, renversé par un chauffard. Intrigué, Martins décide de rester pour mener sa propre enquête...
Ce qu'il va découvrir sur son ami va ébranler ses convictions les plus profondes...
Face à face avec Joseph Cotten & Orsen Welles (Détail)
The third men - Carol Reed - 1949
105X75cm Fusain, crayon de papier et craie sur papier
Ghyslain Bertholon 2009
Face à face avec Joseph Cotten & Orsen Welles
The third men - Carol Reed - 1949
105X75cm Fusain, crayon de papier et craie sur papier
Ghyslain Bertholon 2009
Par Ghyslain Bertholon
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Mercredi 22 avril 2009
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08:02
Bonjour,
Je travaille en ce moment sur une proposition artistique pour l'association Aldébaran Art Contemporain qui
me propose d'intervenir dans le cadre de la manifestation jardin public - jardin privé. Je devrais notamment présenter des pièces dans les jardin du magnifique château de Castries
(vue ci-dessous).
L'exposition se tiendra du 26 au 28 juin 2009.
J'aurai l'occasion de vous en reparler bientôt.
Je serais, par ailleurs, toute cette fin de semaine en Belgique pour Art Brussels.
Avis aux copains et copines qui se trouvent sur place !
A bientôt.
GB
Par Ghyslain Bertholon
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Lundi 20 avril 2009
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18:12
petite pub pour grand ami ...
Mikaël ALEX vient de sortir son premier livre aux éditions du Poisson Soluble.
Je vous invite à découvrir cet auteur au style graphique implacable et à l'écriture subtile et grinçante.
Je vous tiendrai au courant des événements autour de ce très beau livre (dédicaces, rencontres avec l'auteur...)
N'hésitez pas à en parler autour de vous.
Je vous en remercie par avance.
Bien à vous.
Ghyslain Bertholon
Ce qui ne nous tue pas nous rend plus vieux
Mikaël ALEX / Editions du Poisson Soluble
Collection Poisson Dissolu
En vente dans toutes les bonnes boutiques...
Par Ghyslain Bertholon
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Vendredi 17 avril 2009
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14:34
Les douze hommes en colère du magnifique film de Sydney Lumet (film tourné en 1957) m'ont
accompagné hier soir. J'ai pris beaucoup de plaisir dans ce face à face avec Henry Fonda, ici dans un rôle d'une rare intensité. Il faut être juste et souligner la grande qualité de
jeu des autres comédiens (qui jouent les autres Jurés du procès) et la justesse du regard de Lumet sur ses personnages.
Petit rappel pour ceux qui n'auraient pas encore eu le bonheur de voir ce très grand film, véritable chef d'oeuvre de suspens en huit clos :
Au cours d'un procès, un jeune homme est accusé d'avoir tué son père. Toutes les preuves l'accablent. Les 12 jurés se retirent pour délibérer ; onze sont convaincus de sa culpabilité, un seul
le croit innocent, Henry Fonda.
Fonda va, au fil de scènes palpitantes, tenter de convainces les autres...
Pour ce synchrome, sachant que le film se déroule en huit clos (avec une très forte présence à l'écran de Fonda), j'ai choisi de travailler avec des couleurs. Elles m'ont permis
d'articuler le dessin autour des grandes étapes du film en faisant apparaître les momets clefs du scénario. Les couleurs changent au fil des raliements des autres jurés à l'opinion de Fonda.
Face à Face avec Henry Fonda
12 angry men - Sydney Lumet (1957)
Ghyslain Bertholon avril 2009
Craie, crayon de couleur et fusain sur papier
130X75 cm
Face à Face avec Henry Fonda (détail)
12 angry men - Sydney Lumet (1957)
Ghyslain Bertholon avril 2009
Craie, crayon de couleur et fusain sur papier
130X75 cm
Face à Face avec Henry Fonda (détail)
12 angry men - Sydney Lumet (1957)
Ghyslain Bertholon avril 2009
Craie, crayon de couleur et fusain sur papier
130X75 cm
Par Ghyslain Bertholon
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Publié dans : les oeuvres en images
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Mercredi 15 avril 2009
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20:24
It's a wonderful life, c'est le titre du film de Frank Capra qui m'a permis de prendre rendez-vous avec James
Stewart.
Une fois encore, je me suis laissé bercer par les images pour les remettre en scène. Une fois encore, mon crayon a méticuleusement suivi le parcours du comédien sur l'écran.
Dans ce film, George Bailey (alias J. Stewart) est à l'écran dans un nombre considérable de scènes. Il m'a donc fallu trouver un moyen pour que l'image reste lisible dans son concept.
Suite aux essais couleurs de mon rendez-vous avec Brigitte Bardot dans le Mépris de Godard, j'ai opté pour un code couleur en fonction des étapes de la vie du héro (étapes qui
correspondent, selon moi, aux grands tournants scénaristiques du film).
Les traits bleus marquent ainsi la présence du héro encore enfant (au tout début du film), les traits jaunes correspondent à la jeunesse du personnage. Le trait devient ensuite orange après la mort
du père et enfin rouge après le mariage de Bailey.
A bientôt pour la suite...
Amicalement.
GB
Face à Face avec James Stewart
It's a wonderful life de Frank Capra (1941)
Craie, crayon de couleur et fusain sur papier / 75X130 cm
Ghyslain Bertholon - avril 2009
Face à Face avec James Stewart (Détail)
It's a wonderful life de Frank Capra (1941)
Craie, crayon de couleur et fusain sur papier / 75X130 cm
Ghyslain Bertholon - avril 2009
Par Ghyslain Bertholon
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Mardi 14 avril 2009
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16:23
Bonjour,
je vous prie tout d'abord de bien vouloir excuser ces quelques jours de silence internet.
J'étais en vacances et ... interdit d'ordinateur !
Me voilà donc de retour, frais et reposé, d'attaque pour la suite des aventures...
J'ai immédiatement repris ma série de mes "Face à Face" en me plongeant dans Le Mépris de Jean-Luc Godard.
Comme pour les autres images de cette série (et comme pour mes Synchromes de façon générale), j'ai plongé tout entier dans le flot des images en me concentrant ici sur le regard des
acteurs.
J'ai naturellement choisi de m'intéressé à Brigitte Bardot (personnage féminin principal du film) mais ai décidé de l'opposer à Fritz Lang plutôt qu'à Michel Piccoli ou Jack Palance.
J'ai fait le choix d'inscrire leur présence à l'écran sur la même image. Vous retrouverez donc l'ensemble des déplacements de Brigitte Bardot en rose (la première apparition de Bardot à l'écran est
baignée d'une intense lumière rose) et ceux de Fritz Lang en Sépia.
Dans ce film, Godart joue sur des mouvements de caméra très amples et structure une partie des dialogues du film à l'aide d'incessants travellings. Vous trouverez trace de ces mouvements dans ce
nouveau face à face (à face). J'ai figé certains moments clefs du film parmi lesquels la scène de Bardot nageant nue dans la mer et celle de Bardot allongée, lisant au soleil, avec simplement un
livre posé sur les fesses. J'ai aussi gardé la scène où on la voit lire un livre sur Fritz Lang.
La présence de ce dernier se superpose donc à celle de Brigitte Bardot dans une course effrenée de lignes se croisant et s'entrecroisant jusqu'à ce que le visage jeune et lisse de Bardot rencontre
celui d'un Fritz lang marqué par le passage du temps.
Face à Face avec Brigitte Bardot et Fritz Lang
Le Mépris - Jean Luc Godard 1963
Craie et fusain sur papier / 130X75cm
Ghyslain Bertholon 2009
Face à Face avec Brigitte Bardot et Fritz Lang (Détail)
Le Mépris - Jean Luc Godard 1963
Craie et fusain sur papier / 130X75cm
Ghyslain Bertholon 2009
Par Ghyslain Bertholon
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Publié dans : actualité artistique
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Lundi 30 mars 2009
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09:45
Les nouveaux westerns, c'est le nom d'un dossier mis en ligne par décoéco.
Mon Troché (présenté de face), Vache y figure au milieu d'une myriade d'objets ayant en commun de faire référence aux "paisibles bovidés" de nos campagnes.
C'est à voir ICI (puis cliquer sur : voir notre sélection)
Troché (présenté de face), Vache
Ghyslain Bertholon 2008
Nota : Cette série d'oeuvres
dénonce l'absurdité des comportements humains face à la nature. Aucun animal n'est tué pour la réalisation de ces pièces (les peaux utilisées sont récupérées dans les filières réglementées,
principalement agro-alimentaire et échappent ainsi à la destruction).
"Depuis 2003, date de création de ses premières Poézies, Ghyslain Bertholon use régulièrement de la
rhétorique animale pour interpréter travers et paradoxes générés par le comportement de ses contemporains. Quelles soient nettement politiques (comme Vanitas, qui naît durant les prémisses la
campagne présidentielle française) ou plus directement liées à des données sociologiques (You're welcome), historiques (La Grande Mouette) ou environnementales (Trochés
présentés de face), les Poézies témoignent des prises de position de l’artiste dans un monde en profonde mutation.
(...)
Pas plus que pour le dernier Troché (présenté de face) de l’artiste ou une vache semble vouloir
s'arracher à une réalité qui n'est la sienne.
Présentée sur un blason assez grand pour accueillir les dépouilles des gibiers les plus gros, le cul du
paisible bovidé. Anus, vulve et mamelles de l'herbivore en lieu et place des crinières et crocs du prédateur rex. Préfiguration d'un monde où les mangeurs de plantes seraient contraints au régime
carné.
Nés de la résurgence de souvenirs enfouis ou l’artiste, alors enfant, assiste au massacre d’animaux durant une
partie de chasse, les Trochés de Ghyslain Bertholon s’appuient sur un effet plastique implacable pour interroger le rapport de domination exercée par l’homme sur la nature.
(...)"
Extraits du texte Poézies zhumaines
Jacques Thévenoz - Août 2008
(texte intégral à lire dans la rubrique : textes sur...)
Par Ghyslain Bertholon
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Publié dans : actualité artistique
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Lundi 23 mars 2009
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12:16
Comme promis, je vous donne à voir quelques-uns de mes derniers dessins.
S'inscrivant dans mon programme Diachromes/Synchromes*, je suis en train de réaliser une série de grands
formats au fusain. Ces dessins sont envisagés comme une étape, des croquis ; je procède dans le même temps à des recherches techniques afin de rendre ces dessins à la lumière (celle du
projecteur de film).
Enfermé dans le noir de mon atelier avec pour seule lumière celle du vidéoprojecteur, je pointe, à travers son
regard, l'ensemble des déplacements d'un personnage choisi à l'avance : chaque trait correspond au parcours du comédien sur l'écran. De temps à autre, sont croqués des images issues des moments clefs du scénario.
Il s'agit donc d'un travail sur le temps - chaque dessin se construit dans un temps donné,
correspondant à la durée du film - et l'espace : je garde une trace de l'ensemble des déplacements des personnages principaux, une empreinte de son occupation
de l'espace au fil des scènes où il apparaît.
Les films qui retiennent mon attention sont ceux qui m'accompagnent (pour certains depuis des années), ceux qui
ont fait de moi le cinéphile que je suis où espère être.
Je me réapproprie ces oeuvres en organisant des rendez-vous privilégiés avec les personnages de ces
films. J'inscris cette rencontre sur le papier en fixant notre face à face, l'intimité de nos
regards échangés.
Comme pour mes Synchromes issus du flux télévisuel (série de dessins débutée en 2003), j'entre ici, grâce à ces références culturelles communes, en relation avec la communauté des spectateurs. Je me réapproprie ce passé événementiel commun** pour le faire mien, pour m'individuer.
Je prendrais bientôt le temps de vous développer le concept de ces recherches.
En attendant, je vous salue amicalement.
ghyslain bertholon
* Cf : Diachromes/Synchromes, le concept dans la rubrique "pages" (en haut à gauche de l'écran).
** Lire "
Aimer, s'aimer, nous aimer" de Bernard Stiegler.
FACE à FACE
Face à Face avec Romy Schneider
Les choses de la vie de Claude Sautet - 1970 - 82 minutes
fusain sur papier - 120X90cm
Ghyslain Bertholon 2009
Face à Face avec Michel Piccoli
"Les choses de la vie" de Claude Sautet - 1970 - 82 minutes
fusain sur papier - 120X90cm
Ghyslain Bertholon 2009
Face à Face avec Peter Lorre
"M le Maudit " de Fritz lang - 1932 - 107 minutes
fusain sur papier - 140X90cm
Ghyslain Bertholon 2009
Face à face avec Buster Keaton
"Steambaot Bill Junior" de Charles Reisner - 1928 - 70 minutes
fusain sur papier - 120X90cm
Ghyslain Bertholon 2009
Par Ghyslain Bertholon
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