Bonjour,
c'est dans deux jours que se termine l'exposition de groupe White else ? à la School Gallery Paris (cf texteDPci-dessous). Olivier Castaing et son équipe seront ravis de vous y accueillir. Une fois sur place, demandez à visiter la réserve
à l'étage ; elle offre à voir beaucoup d'autres pièces intéressantes. J'y propose, quant à moi, un synchrome encadré (le mépris de J-L Godard / Face à Face avec Brigitte Bardot et Fritz
Lang).
School Gallery Paris 81 rue du Temple 75003 Paris | france Téléphone / Fax : 01 42 71 78 20
White else ?
Group show 12 mai / 18 juillet 2009
3 photographes : Joakim Eneroth (Suède), Nicholas Hughes (Royaume Uni), Tan Kadam (Allemagne-Turquie) et 3
plasticiens : Naji Kamouche (Algérie-France),Benoit Lemercier (France), Marie Orensanz (Argentine)
Carte blanche donnée aux artistes de la galerie et à 5 invités, pour convier le spectateur à une ode à la non
couleur, couleur ultime, objet de toutes les fascinations et chargées de toutes les symboliques. Le blanc, rien que le blanc, auxquels de très nombreux artistes ont depuis toujours dédiés des
oeuvres majeures : « carré blanc sur fond blanc » de Malévitch, « aliments blancs » de Robert Malaval, toiles blanches de la série « détail » de Roman Opalka,
sculptures blanches de Sol Lewitt, ou Kandinski notant dans son livre « du spirituel dans l’art » : « le blanc agit sur notre âme comme le silence absolu ». Les 10
artistes de ce group show, chacun à sa manière, s’approprient ce concept du « White else ? », où la présence absence confine à l’étrangeté, aux confins des territoires oniriques,
se font illusions introspectives, opposent pleins et vides, se muent en déliés formels ou enchevêtrements de matières …
Ces Trochés (immuablement présentés de face) sont actuellement visibles à la Galerie Georges
Verney-Carron, 45 Quai Rambaud Lyon 2ème.
Une fois sur place, je vous invite à visiter les expositions de Laurent Suchy et Aurélie Pétrel :
Pétrel présente chez Houg ses photos grands formats rapportés de ses pérénigrations (une de ses images vaut, à elle seule, le déplacement : celle d'une écluse plongée dans la lumineuse obscurité
des quais)
Répétitions Aurélie Pétrel Galerie Olivier Houg
45 Quai Rambaud Lyon 2
Exposition du 20 juin au 16 août 2009
Suchy joue sur les codes de l'enfance et présente une installation globale mêlant peintures, dessins, objets, gravures et wall peinture.
Nota :Cette série d'oeuvres dénonce l'absurdité des comportements humains
face à la nature. Aucun animal n'est tué pour la réalisation de ces pièces (les peaux utilisées sont récupérées dans les filières réglementées, principalement
agro-alimentaireet échappent ainsi à la destruction).
Troché (présenté de face), lièvre Nicolas
Ghyslain Bertholon 2009
Poézies Zhumaines
Depuis 2003, date de création de ses premières Poézies, Ghyslain Bertholon use régulièrement de la rhétorique animale pour interpréter travers
et paradoxes générés par le comportement de ses contemporains. Quelles soient nettement politiques (comme Vanitas, qui naît durant les prémisses la campagne présidentielle française) ou
plus directement liées à des données sociologiques (You're welcome), historiques (La Grande Mouette) ou environnementales (Trochés, présentés de face), les Poézies
témoignent des prises de position de l’artiste dans un monde en profonde mutation.
A travers ses oeuvres les plus récentes il met en lumière l'intenable position du plus clairvoyant des animaux rendus aveugles. Cette bête
humaine qui s'est affranchie des lois de la nature pour présider à sa propre destinée au détriment du bon sens. Capable de couper la branche sur laquelle elle s'est installée avec la confiance
aveugle de l'insouciance, convaincue d'apprendre à voler avant de toucher le sol. Au delà des références qui émaillent les oeuvres et font sonner les titres, accompagnant le sourire qui pince parfois les lèvres du regardeur
attiré par l'extravagance de la forme, comment ne pas voir dans lapin descendu par un escalier (to Eardweard et Marcel) une critique de nos acceptations et comportements collectifs : des lapins,
tous identiques tentent la traversée du miroir. Têtes baissées, ils fondent sur l'illusion d'un ailleurs merveilleux. Mais n'est pas Alice qui veut et le salut n'est pas offert. Au pied du
cinquième miroir, résolument vide, gît un morceau de lapin. Douloureux rappel à la réalité pour le dernier des clones, coupé dans son élan, happé par la Terre, ogresse nourricière. Méticuleusement
déployée en un inexorable decrescendo, la fuite s'achève sur l'échec de la traversée. Point de happy end. Pas plus que pour le dernier Troché (présenté de face) de l’artiste ou une vache semble vouloir s'arracher à une réalité qui n'est la sienne.
Présentée sur un blason assez grand pour accueillir les dépouilles des gibiers les plus gros, le cul du paisible bovidé. Anus, vulve et mamelles de l'herbivore en lieu et place des crinières et
crocs du prédateur rex. Préfiguration d'un monde où les mangeurs de plantes seraient contraints au régime carné. Nés de la résurgence de souvenirs enfouis ou l’artiste, alors enfant, assiste au massacre d’animaux durant une partie de chasse, les Trochés de
Ghyslain Bertholon s’appuient sur un effet plastique implacable pour interroger le rapport de domination exercée par l’homme sur la nature. Une nature dédiée aux seuls besoins de l’humanité comme le montre les squelettes automobiles baptisés de noms latins que sont la Deupatosausus
et l’Aberratosaurus que l’artiste exhibe sur le bord des routes. Fossiles d’anticipation échoués ; l’artiste présente, avec un peu d’avance, des aberrations de l’évolution technologique vouées à
une inexorable disparition. L’histoire des hommes qui n’ont eu de cesse de piller et plier la nature selon leurs désirs de croissance économique, est esquissée à travers la
fin programmée du règne de l’automobile ; tout au moins dans la forme et les usages que nous lui connaissons aujourd’hui, précise l’artiste.
Miroir déformant révélant des visages de l’humanité, la figure animale, telle que mise en scène dans les œuvres de Ghyslain Bertholon, nous
pousse à observer sous un angle différent les rapports que nous entretenons avec les autres, la nature, nous-même. L’homme comme point de départ et finalité d’une œuvre reliée à la vie par
chacune de ses éruptions artistiques.
Jacques Thévenoz - 2008
Nota :Cette série d'oeuvres dénonce l'absurdité des comportements humains face à la nature.
Aucun animal n'est tué pour la réalisation de ces pièces (les peaux utilisées sont récupérées dans les filières réglementées, principalement agro-alimentaireet échappent ainsi à la destruction).
Mon troché (présenté de face), vache sera exposé au 104 à Paris à la rentrée. J'aurais naturellement
l'occasion de vous en reparler.
Les images de ce travail sont également à retrouver dans le catalogue de La dégelée Rabelais édité par Le FRAC Languedoc-Roussillon.
Bien à vous.
Ghyslain Bertholon
Troché (présenté de
face), vache
vache et mouche naturalisées
Ghyslain Bertholon 2008
NB : Tous mes Tochés (présentés de face) figurent sur cette même page dans le dossier images du même
nom.
100 corbeaux blancs, immobiles et silencieux, s’installent en ronde autour de l’un des bassins du parc du Château
de Castries, prêts à entrer dans la danse…
Reprise d’une œuvre intitulée Avant la tempête présentée en 2008 dans le cloître de la Chartreuse de
Mélan (Pôle départemental d'art contemporain à Taninges-74), cette pièce explore cet espace temps où tout est immobile avant de se transformer. On pense d’abord aux corbeaux du
célèbre film d’Hitchcock (Les oiseaux) où la tension maximale se situe lorsque les oiseaux sont figés et muets.
Pour le Bal des Immortels, l’artiste entre en écho avec l’histoire même du site ; ces
Immortels pouvant être les membres de l’Académie Française, propriétaire du Château de Castries : depuis le XVIIème siècle, se succèdent les hommes en habit vert qui font
vivre, à travers les siècles, l’Institution fondée par Richelieu.
Cent braillards comme autant de gardiens silencieux. Cent corbeaux, comme l’égrenage des siècles.Cent corbeaux
dont un seul noir ; marquant la différence, il incarne la marge et la perturbation au sein de ce qui pourrait être un ordre par trop cousu de fil…blanc.
C'est dans le jardin de Monsieur Lenain que ma Deupatosaurus a été installée dans le cadre du parcours
Jardins publics / jardins privés organisé par Aldébaran.
Je profite de l'article pour remercier Valérie et Odile ainsi que tous ceux qui les entourent afin de rendre
possible un tel événement. Bravo et merci à vous !
Jardins publics / jardins privés 2009
Aldébaran création contemporaine
Exposition à Castries du 26 au 28 juin 2009
Fossile d’anticipation échoué dans un jardin de Castries, la Deupatosaurus, présentée par Ghyslain
Bertholon fait état de notre rapport à la nature. Une nature dédiée aux seuls besoins de l’humanité comme le montre ces squelettes automobiles baptisés de pseudos noms latins que l’artiste exhibe
au cœur de nos villes congestionnées ; aberrations de l’évolution technologique vouées à une inexorable disparition.
Miroir déformant révélant des visages de l’humanité, la figure animale, telle que mise en scène dans les œuvres de
Ghyslain Bertholon, nous pousse à observer, sous un angle différent, les rapports que nous entretenons avec les autres, la nature, nous-même.
L’homme comme point de départ et finalité d’une œuvre reliée à la vie par chacune de ses éruptions
artistiques.
L’impulsion première, ayant permis la naissance de cette œuvre, est à chercher dans la lecture d’un article
du Monde Diplomatique décrivant le système carcéral français.Une réflexion est née chez l’artiste sur la notion d’enfermement puis sur les parts de nature que nous,
animaux urbains, étions susceptibles d’enfermer en terme de réappropriation.
Les pots de taupes établissent un dialogue entre nature et culture en opposant l’archétype jardinier de
la nature apprivoisée (le pot de fleur) et le farouche animal noctambule qui peuple nos sous-sols : l’insaisissable et inapprivoisable taupe.
L’installation Pots de taupes, pas de pots, un bol pas possible est à lire en deux chapitres : le
premier s’inscrivant dans la cour d’honneur du Château de Castries, le second dans l’une des salles d’exposition de l’association Aldébaran.
Galeries Ghyslain Bertholon
Je suis représenté par les galeries :
Galerie Georges Verney-Carron (Site internet de la galerie ICI !)
45 Quai Rambaud
69002 Lyon
Tél : Tél. +33 (0)4 72 69 08 20
Contact : Chloé
SynopsisM (Site internet de la galerie ICI !)
Rue de Genève 21
1000 Lausanne
SUISSE
Contact : Marine Buffière et John Lippens
Tél. : +41 21 311 83 65 School Gallery Paris (Site internet de la galerie ICI !)
81 rue du temple
75003 Paris
Contact : Olivier Castaing
Tél : +33 (0)1 42 71 78 20
Prenez un mot prenez en deux
faites les cuir' comme des oeufs
prenez un petit bout de sens
puis un grand morceau d'innocence
faites chauffer à petit feu
au petit feu de la technique
versez la sauce énigmatique
saupoudrez de quelques étoiles
poivrez et mettez les voiles
Où voulez vous donc en venir ?
A écrire Vraiment ? A écrire ?