Salle des Trochés (de Face)

par ghyslain bertholon  -  13 Août 2016, 16:40

N'est pas de face qui veut

Sont rassemblés, pour la première fois dans la même exposition, plusieurs dizaines de Trochés de face . Le Château de Tournon sur Rhône dispose donc, comme tout Tâcheau qui se respecte, d'une véritable salle des Trochés (de face) !

 

Salle des Trochés (de face), Château-Musée de Tournon sur Rhône
Salle des Trochés (de face), Château-Musée de Tournon sur Rhône
Salle des Trochés (de face), Château-Musée de Tournon sur Rhône

Salle des Trochés (de face), Château-Musée de Tournon sur Rhône

Légende images :

 

Image du haut (de g.à d.) : Troché de face, Zèbre (2016) ; Troché de face Lapin et Lapin Lapin (2015) ; Troché de face Wallabies - grand et petit - (2016)

Image du milieu : Série de Troché de face, Lapins (2005-2016)

Image du bas : Troché de face, Vache (2008)

GHYSLAIN BERTHOLON


You're innocent when you dream


Le retour de la revanche

 

Du 11 juin au 2 octobre 2016 au Château-Musée de Tournon-sur-Rhône

Cette série, exposée pour la première fois en 2005, s'est également récement enrichie d'un Troché de Face, Lion visible au Musée de la Chasse et de la Nature à Paris

Troché de face, Lion taxidermie et bois laqué ghyslain bertholon 2015 Production Lille3000 dim.130X100X48.5cm

Troché de face, Lion taxidermie et bois laqué ghyslain bertholon 2015 Production Lille3000 dim.130X100X48.5cm

Safaris
"Que serait la chasse sans les histoires de chasse ? Si la rencontre avec l’animal sauvage est bien souvent indicible, l’action de chasse qui doit conduire au face à face est d’autant plus médiatisée.
Le récit oral prend en charge cette publicité depuis la nuit des temps, relayé par des écrits abondants au point d’en faire une forme de genre littéraire, prisé des anthologistes et des bibliographes. La question de l’authenticité des faits relatés n’attend pas la publication des exploits cynégétiques de Tartarin de Tarascon pour se poser. La somme des glorieux et invérifiables récits de chasse publiés est déjà impressionnante quand le célèbre « tueur de lions » se décide à son tour à jouer la surenchère !
Safaris transpose aux arts plastiques contemporains l’ambivalence des histoires de chasse. Soumises aux mêmes enjeux de représentation que les récits qu’elles pourraient illustrer, les œuvres de Mark Beard, Joan Fontcuberta, Nicolas Rubinstein, Daniel Horowitz, David Chancellor, Sinje Dillenkofer, Agnès Rosse, Ghyslain Bertholon, Richard Barnes, Dimitri Tsykalov  ou encore de Christian Gonzenbach, rassemblées pour l’exposition, investissent le territoire des chasses fictionnelles… sans rien y laisser paraître.
Mêlant les peintures aux documents, les photographies aux témoignages, se jouant du vrai et du faux, les pièces réunies attestent de l’insatisfaction immémoriale du chasseur à se contenter de la réalité. Enjoliver ou ensauvager le plus banal des terrains de chasse, attribuer au gibier extrême rareté ou menaçant appétit, conférer à la traque d’impalpables élans héroïques ou mystiques, n’est-ce pas aussi la fonction des récits et des images cynégétiques ? C’est ainsi qu’en convoquant pour leurs œuvres des styles et des techniques héritées du passé, certains des artistes réunis pour Safaris soulignent la tension permanente entre réalité et fiction qui caractérise l’art cynégétique : entre reportage et propagande, entre chronique et décorum… une obsession à rendre compte qui ne saurait désenchanter.
"

Extrait du DP de l'exposition SAFARIS / Musée de la Chasse et de la Nature

Nota bene : 

Le travail de Ghyslain Bertholon dénonce les rapports de domination que nous, animaux humains, exerçons sur la nature en général et les animaux en particulier.

Aucun animal n'est tué pour produire ces œuvres. 

Les peaux utilisées pour la réalisation de ces sculptures sont issues des filières réglementées et échappent ainsi à la destruction.