Samedi 27 juin 2009
Mon troché (présenté de face), vache sera exposé au 104 à Paris à la rentrée. J'aurais naturellement l'occasion de vous en reparler.
Les images de ce travail sont également à retrouver dans le catalogue de La dégelée Rabelais édité par Le FRAC Languedoc-Roussillon.

Bien à vous.
Ghyslain Bertholon


Troché (présenté de face), vache
vache et mouche naturalisées
Ghyslain Bertholon 2008

NB : Tous mes Tochés (présentés de face) figurent sur cette même page dans le dossier images du même nom.


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Vendredi 26 juin 2009

Le Bal des Immortels

(Plâtre, gel coat et acier)

Ghyslain Bertholon 2009

Exposition du 26 au 28 juin 2009

au Château de Castries


100 corbeaux blancs, immobiles et silencieux, s’installent en ronde autour de l’un des bassins du parc du Château de Castries, prêts à entrer dans la danse…

Reprise d’une œuvre intitulée Avant la tempête présentée en 2008 dans le cloître de la Chartreuse de Mélan (Pôle départemental d'art contemporain à Taninges-74), cette pièce explore cet espace temps où tout est immobile avant de se  transformer. On pense d’abord aux corbeaux du célèbre film d’Hitchcock  (Les oiseaux) où la tension maximale se situe lorsque les oiseaux sont figés et muets.

Pour le Bal des Immortels, l’artiste entre en écho avec l’histoire même du site ; ces Immortels pouvant être les membres de l’Académie Française, propriétaire du Château de Castries : depuis le XVIIème siècle, se succèdent les hommes en habit vert qui font vivre, à travers les siècles, l’Institution fondée par Richelieu.

Cent braillards comme autant de gardiens silencieux. Cent corbeaux, comme l’égrenage des siècles.Cent corbeaux dont un seul noir ; marquant la différence, il incarne la marge et la perturbation au sein de ce qui pourrait être un ordre par trop cousu de fil…blanc.






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Vendredi 26 juin 2009

C'est dans le jardin de Monsieur Lenain que ma Deupatosaurus a été installée dans le cadre du parcours Jardins publics / jardins privés organisé par Aldébaran.

Je profite de l'article pour remercier Valérie et Odile ainsi que tous ceux qui les entourent afin de rendre possible un tel événement. Bravo et merci à vous !

 

 

Jardins publics / jardins privés 2009

Aldébaran création contemporaine

Exposition à Castries du 26 au 28 juin 2009


Fossile d’anticipation échoué dans un jardin de Castries, la Deupatosaurus, présentée par Ghyslain Bertholon fait état de notre rapport à la nature. Une nature dédiée aux seuls besoins de l’humanité comme le montre ces squelettes automobiles baptisés de pseudos noms latins que l’artiste exhibe au cœur de nos villes congestionnées ; aberrations de l’évolution technologique vouées à une inexorable disparition.

Miroir déformant révélant des visages de l’humanité, la figure animale, telle que mise en scène dans les œuvres de Ghyslain Bertholon, nous pousse à observer, sous un angle différent, les rapports que nous entretenons avec les autres, la nature, nous-même.

L’homme comme point de départ et finalité d’une œuvre reliée à la vie par chacune de ses éruptions artistiques.

 

 

 

Deupatosaurus

(mousse polyuréthane et acier / 350X205X170cm)

Ghyslain Bertholon 2006

 

 





 

 

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Jeudi 25 juin 2009

 L’impulsion première, ayant permis la naissance de cette œuvre, est à chercher dans la lecture d’un article du Monde Diplomatique décrivant le système carcéral français.Une réflexion est née chez l’artiste sur la notion d’enfermement puis sur les parts de nature que nous, animaux urbains, étions susceptibles d’enfermer en terme de réappropriation.

Les pots de taupes établissent un dialogue entre nature et culture en opposant l’archétype jardinier de la nature apprivoisée (le pot de fleur) et le farouche animal noctambule qui peuple nos sous-sols : l’insaisissable et inapprivoisable taupe.

 

L’installation Pots de taupes, pas de pots, un bol pas possible est à lire en deux chapitres : le premier s’inscrivant dans la cour d’honneur du Château de Castries, le second dans l’une des salles d’exposition de l’association Aldébaran.

 

 

 

 

 




























































Pots de taupes, pas de pots, un bol pas possible

(bronze, terre et terre cuite)

Ghyslain Bertholon 2005-2009

Aldébaran création contemporaine

2 rue du Cours complémentaire à Castries

Exposition du 26 juin au 11 juillet 2009

 

 

 

 

 

 

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Mercredi 24 juin 2009

















































Pots de taupes à Castries
Installation en 2 volets : Pots de taupes, pas de pot, un bol pas possible
G. Bertholon 2009


Image ci-dessous :
montage des 12 pots de taupes de la cour d'honneur avec mes merveilleux assistants :
Betka, Romain et l'irremplaçable Vivien (je ne montre ici que les images habillées afin de ne pas heutrer l
a sensibilité du jeune public ! Bise à vous trois et encore merci ! )





































































































































































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Mardi 23 juin 2009
Bonjour,

je participe à la nouvelle édition de Jardins publics/Jardins privés organisée à Castries par Aldébaran création contemporaine.
J'exposerai dans la cour d'honneur et le jardin du Château de Castries. J'y présenterai l'installation Le bal des Immortels ainsi que 12 nouveaux Pots de Taupes.























Je présenterai également ma Deuopatosaurus dans le jardin privé de Monsieur Lenain et l'installation Pot de taupes, pas de pots, un bol pas possible dans le lieu d'exposition d'Aldébaran (2 cours complémentaire à Castries).

Vernissage à Castries (34160 / prox. de Montpellier)
VENDREDI 26 JUIN 2009 à partir de 18h.

Au plaisir de vous y croiser...
Bien à vous.
Ghyslain Bertholon


Plus d'infos au 04 67 45 49 34
ou sur le site Aldébaran




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Lundi 22 juin 2009
Voici trois détails de mon dernier Face à Face ; le film est celui de Majid Majidi, The color of paradise (1999), le comédien suivi est Mohsen Ramezani.

Le protocole qui guide la réalisation de ces dessins reste le même : je note tous les déplacements à l'écran du comédien principal en pointant mon fusain sur son oeil droit. Le dessin obtenu est une image de la présence de l'acteur dans le temps et l'espace du film (de son entrée en scène jusqu'au dernier plan où il apparait), la danse de ses déplacements sur l'écran. Certaines expressions clefs sont également figées sur le papier.

Mohsen Ramezani, le comédien qui joue Mohammad, étant un enfant aveugle, ma démarche prend ici un sens nouveau. Ma plongée dans les yeux du comédien, une couleur singulière...



Face à Face avec Mohsen Ramezani (détail)
The color of paradise de Majid Majidi (1999)
fusain sur papier ; dim. 90X117cm
G. Bertholon juin 2009







L'hisoire en quelques lignes :


Nous sommes en Iran.
Mohammad a huit ans, il est pensionnaire d'un centre pour enfants aveugles. Il y apprend à lire et à écrire en brail au milieu de ses petits camarades. Le film débute avec l'arrivée des grandes vacances et la fermeture temporaire du centre durant ces mois d'été. Les parents sont invités à venir chercher leurs enfants ; seul le père du petit Mohammad est en retard, détail révélateur de la relation qui unit le père à son fils... Un père harassé, embourbé dans une vie de labeur qui se croit poursuivit par le mauvais oeil et envisage cet enfant handicapé comme un fardeau. Un fils sensible et brillant qui cherche l'amour et la reconnaissance de son père.






Face à Face avec Mohsen Ramezani (détail)
The color of paradise de Majid Majidi (1999)
fusain sur papier ; dim. 90X117cm
G. Bertholon juin 2009





Le film est émaillé de symboles qui résonnent en écho au fil des scènes (la présence de l'eau, des oiseaux, la barette à cheveux offerte par l'enfant à sa grand-mère ou les étranges cris entendus par un père déchiré entre amour et rejet) et offrent une belle profondeur aux propos.
Si les personnages interprétés
par Mohsen Ramezani (Mohammad) et Hossein Mahjoub (le père) sont rendus avec force et une implaquable justesse*, il faut également souligner le très beau travail de Salameh Feyzi en grand-mère douce et travailleuse, aimante et voilée de mysticisme.


* avec notamment une scène d'une incroyable vérité etr tension dramatique de l'enfant qui se confie à un charpentier aveugle lui aussi ; scène qui devrait être projettée aux apprentis acteurs dans toutes les écoles de comédie.

Un film à (re)découvrir...


Face à Face avec Mohsen Ramezani (détail)
The color of paradise de Majid Majidi (1999)
fusain sur papier ; dim. 90X117cm
G. Bertholon juin 2009



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Vendredi 5 juin 2009
J'ai dessiné, dès 2006, un premier croquis préparatoire pour le projet Fountain of Love (to Mister Jean-Honoré Fragonard). Voici les derniers développements autour de cette oeuvre...


Fountain of Love (to Mister Jean-Honoré Fragonard).
Croquis préparatoire - Projet pour l'espace public
Ghyslain Bertholon 2006























Ce projet s’inscrit dans le continuum de mes préoccupations artistiques et dans une certaine Histoire de l’Art, allant de la sculpture baroque du XVIIème siècle, avec ses effets dramatiques et son exubérance, aux fontaines à vasques de la Renaissance en passant par la peinture du XVIIIème (Fontaine de l’amour / Jean-Honoré Fragonard) et les fontaines à bassins des places de nos villages.


Fountain of Love se joue des matériaux dits nobles, traditionnellement utilisés en sculpture (le marbre et le bronze), pour en proposer une lecture résolument contemporaine. Les poses langoureuses ou implorantes des amants éperdus sont ici remplacées par l’organe siège des sentiments amoureux : le cœur.
Placé au centre du bassin d’une fontaine, rendu à la vie par l’eau, qui s’en écoule, le coeur rejoue, de façon alégorique, le cycle immuable des sentiments et de l’amour.

Fountain of Love synthétise à la fois la fragilité des sentiments exprimés (l’organe «cœur»  offert à la vue de tous dans sa plus grande vulnérabilité) et le caractère universel et imtemporel de l’amour (utilisation de matériaux tradionnels destinés à traverser le temps).

L'oeuvre se propose de remplacer les amoureux transits, nymphes et autres cupidons qui ornent bien souvent nos fontaines par un simple cœur posé dans une coupelle. 
Ma fontaine de l’amour symbolise la permanence du sentiment amoureux. Son caractère éphémère aussi car si l’amour reste, à travers les siècles, un inépuisable thème d’inspiration, il est toujours neuf et fragile aux yeux de ceux qui le découvrent ou le revivent.
En apportant son précieux liquide, l’objet fontaine prend tout son sens  : ne dit-on pas vivre d’amour et d’eau fraîche...
L’eau et son cycle soulignent aussi le caractère immuable et universel de l’amour, sujet de toujours.



Ci-dessous :

Fountain of Love (to Mister Jean-Honoré Fragonard).
Ghyslain Bertholon 2009
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